Mort d’Eric Rohmer hier (11 janvier)
Pour beaucoup, Eric Rohmer est l’archétype du réalisateur de cinéma d’auteur.
Plusieurs éléments de sa vie ont contribué à cette reconnaissance : son appartenance à la nouvelle vague aux côtés de Truffaut, Godard ou Rivette; ses premières activités de professeur de lettres et d’écrivain; sa fonction de rédacteur en chef des Cahiers du Cinéma de 1957 à 1963; certaines de ses sources d’inspiration (Perceval le Gallois de Chrétien de Troyes), ou ses scénarios aux textes travaillés délicieusement servis par des acteurs à l’élocution si particulière…
Rohmer a largement centrée son oeuvre cinématographique sur des séries :
Six contes moraux (1962 – 1972)
Comédies et proverbes (1981 – 1987)
Contes des quatre saisons (1990 – 1998)
Drames historiques (2001 – 2007)
Je n’ai pas vu les films de la dernière série (Drames historiques donc) mais ceux des trois autres sont à voir ou revoir : il ne faut pas s’attendre à trouver un cinéma bourré d’effets spéciaux, les armes fatales ont ici pour noms Arielle Dombasle ou Fabrice Luchini merveilleusement soutenus par les mises en scène et les scénarios d’Eric Rohmer…
